À propos

L’abeille

Insecte appartenant à l’ordre des hyménoptères, (du grec hymen : membrane, ils sont munis d’ailes translucides et membraneuses), comme la guêpe et la fourmi.

Elle vit un peu partout dans le monde, sauf dans les régions où l’hiver est trop froid. Il existe de nombreuses espèces d’abeilles (environ 20 000 espèces différentes). Mais, celle qu’on nomme l’abeille à miel porte le nom scientifique Apis mellifera (ou Apis mellifica).

Une vie sociale très organisée

Comme les fourmis, les abeilles sont des insectes sociaux, elles ne peuvent avoir une existence isolée et ont besoin de vivre en colonie. Celle-ci est très fortement organisée, toujours composée de plusieurs dizaines de milliers d’ouvrières, de quelques centaines de faux bourdons (mâles) et d’une seule reine.

De l’œuf à l’abeille

Selon le type d’alvéole, la reine pondra un œuf fécondé (pour une future reine ou ouvrière) ou non fécondé (pour un futur faux bourdon).

Dans tous les cas, l’œuf donnera naissance à une petite larve blanche le 4ème jour. A partir de là, on peut distinguer : – Une larve de reine, – Une larve d’ouvrière, – Une larve de mâle.

Mortalité des abeilles

De nombreux facteurs impactent la santé de l’abeille : maladies, alimentation, conditions climatiques, génétique, pratiques apicoles, produits phytopharmaceutiques, frelon asiatique. Le facteur stress peut aussi entraver le développement de la ruche. Les 2 agents principaux de stress sont le froid et la faim, mais il y en a d’autres (une branche qui casse, une intrusion dans la ruche…).

Un bon emplacement favorisera le développement d’une colonie, mais le contraire est aussi vrai. Le froid conjugué au vent et/ou à l’humidité peut faire des ravages ! Les longues périodes de mauvais temps ou de basses températures empêchent les abeilles de récolter du nectar et du pollen. Le froid entraîne egalement une consommation accrue de nourriture afin de maintenir la chaleur de la ruche.

En Grèce, le taux de mortalité est passé de 5% à 30% en l’espace d’une dizaine d’années.

Le « syndrome d’effondrement des colonies » observé depuis les années 1990 a des impacts sur le secteur apicole, mais plus largement sur l’ensemble de la biodiversité.

Indispensables pour l’agriculture, les abeilles pollinisent 84 % des cultures européennes et 4 000 variétés de végétaux. Un apiculteur qui ne renouvelle pas ses colonies, n’a plus du tout d’abeilles en quelques années.

Grèce : une apiculture sauvage

En Grèce, les apiculteurs n’utilisent pas de produits chimiques pour leurs agricultures. De plus, ils bénéficient encore d’une vaste zone forestière qui leur permet d’avoir du miel naturel. Pour la pollinisation, les apiculteurs approchent leurs ruches des plantes en février/mars. 

En été, le miel dégage une douce odeur de pin, de fleurs de thym, de chêne, ou amandier .

En octobre, ce sont les essaims d’abeilles qui pollinisent les caroubiers. De par ce procédé, les essaims d’abeilles grecques sont épargnés de la maladie mystérieuse qui touche les essaims dans les autres pays européens. 

En Grèce, le métier d’apiculteur est encore une tradition familiale. 

Ainsi, sur les 11 millions d’habitants, 25.000 sont des apiculteurs, dont environ 7300 professionnels.  Est considéré comme professionnel l’apiculteur qui gère plus de 150 ruches. 

La Grèce produit environ 30 000 tonnes de miel (d’après le ministère de l’agriculture Grec), ce qui, ramené au nombre de ruches exploitées, donne une moyenne de 10 à 15 kgs par ruche.

Il faut toutefois différencier les régions, en effet dans les îles les moyennes sont plus basses, car les possibilités de faire plusieurs récoltes sont assez restreintes. En mer Égée les apiculteurs doivent souvent se contenter de la récolte du miel de thym sauvage. Cependant cette production n’est pas suffisante pour la Grece, qui est dès lors obligée d’en importer. 

L’importation de miel par les Grecs est de 2000 tonnes en 2019 tandis que l’exportation est de 800 tonnes.  Le nombre d’essaims d’abeilles se chiffre actuellement à 1.300.000.